Et si tous les collectifs de France menaient ce genre d'action ....


Le même jour, à la même heure sur tout le territoire ??

Voilà comment FR3 Tarn a traité l'action du collectifd'Albi

Mais ce reportage ne dit pas tout, bien sûr à dessein pour ne pas donner des idées aux autres collectifs.
Car voilà ce qu'on pouvait lire dans un autre article de La Dépêche à ce sujet :
" Aux alentours de 15 h 30, l'occupation a été levée. Venus pour certains avec leurs dossiers sous les bras, les occupants repartent avec des rendez-vous afin d'étudier leurs cas. La directrice de cabinet, Laurence Yeung assure «traiter les situations au cas par cas». Elle juge cependant cette intervention comme «anormale» et dénonce une «forme discutable» d'action."
Donc au final le collectif a eu raison de faire cette action même si FR3 prend d'évidence le parti d'Enedis en "omettant" volontairement de dire le plus important. Au collectif d'Albi maintenant de rester souder et d'être à plusieurs dans le "traitement du cas par cas" proposé par Enedis.

Et si tous les collectifs de France menaient ce genre d'action ....
Stop Linky Infos Libres 47
 
Le lun. 6 mai 2019 à 16:19, Stop Linky Infos libres 47 <stoplinkyinfoslibres@gmail.com> a écrit :
Albi : des militants anti-linky pique-niquent dans les locaux d'ENEDIS
La Dépêche du 6 mai 2019   "... Regroupés au deuxième étage du bâtiment, où ils ont notamment organisé un pique-nique, ils demandent une entrevue avec un responsable du site. Pour l’heure, les deux parties sont toujours en négociation. La police, dépêchée sur place, tente d’arbitrer le conflit et n’est toujours pas intervenue."

Stop Linky Infos Libres 47
Des détails, par Stéphane Lhomme:

Bonjour,

superbe action anti-linky à Albi (Tarn), avec occupation des locaux d'Enedis, voir ci-dessous des articles de presse mais aussi un appel à suivre ce bel exemple...




Pique-nique dans les locaux d’Enedis à Albi 

… et appel à occuper Enedis partout en France, à diffuser largement


Ce lundi 6 mai, à 10h30, nous étions une soixantaine, du Tarn et du Tarn-et-Garonne, à envahir la Direction régionale d’Enedis Occitanie, dans la banlieue d’Albi.


Cette action s’est déroulée main dans la main entre plusieurs comités de lutte anti-Linky, et des Gilets Jaunes. Nous voulions réaffirmer l’opposition de nombreux habitant.e.s de la région au projet de compteurs communicants Linky et dénoncer les méthodes d’intimidation d’Enedis et de ses sous-traitants. Nous avons martelé que les compteurs Linky ne peuvent pas être légalement imposés aux usagers (voir tract), ce qu’aucune des personnes d’Enedis présentes ce jour-là n’a démenti. Un objectif plus spécifique de la journée était d’obtenir la garantie qu’un certain nombre de foyers en travaux, actuellement munis d’un compteur de chantier, ne se verraient pas imposer automatiquement Linky une fois les travaux terminés.

Nous sommes entré.e.s (en rusant) et sommes monté.e.s (en bluffant) au deuxième étage, où nous avons envahi l’open space du service Cartographie. Nous avons déployé des banderoles “Non au tout numérique”, “Tapez 1 Tapez 2 Tapez #” etc. et avons pris la parole face à des salarié.e.s. Beaucoup d’entre eux étaient intérimaires. Ils nous ont fait bon accueil et de nombreuses discussions ont eu lieu dans ce service ainsi que dans les escaliers et couloirs alentours. Les membres du personnel ont écouté attentivement nos arguments contre les compteurs Linky et leur monde - déshumanisation, flicage, profilage, surconsommation d’énergie, exposition aux ondes - et certain.e.s se sont plaint du bourrage de crâne exercé par Enedis sur ses employé.es pour les dissuader de critiquer les compteurs communiquants.

La Direction régionale a de facto refusé toute négociation sur les cas que nous mettions en avant, malgré ce qui est dit dans la presse locale à ce sujet. Les cadres dirigeants que nous demandions à rencontrer se sont barricadés dans leur tour d’ivoire du troisième étage, derrière des portes verrouillées par badge. Les personnes ayant des revendications concernant leurs compteurs de chantier ont été reçues par la Directrice des Ressources Humaines accompagnée par des membres des Renseignements Généraux, ce qui en dit long sur le degré de sérénité chez Enedis... La DRH, chargée de nous mener en bateau pendant toute l’occupation, a suivi les ordres consistant à refuser la négociation collective autour des huit cas que nous présentions. De guerre lasse, les personnes concernées ont finalement laissé des dossiers individuels, et sont censées être appelées dans les jours à venir pour des rendez-vous au compte-goutte.

 Nous pouvons nous réjouir d’avoir sérieusement perturbé le travail dans une bonne partie des bureaux pendant plus de cinq heures. Nous avons chanté La Complainte du Progrès, de Boris Vian, revue et corrigée par une institutrice des Hautes-Alpes en lutte contre l’école numérique (voir les paroles ci-dessous). Nous avons dressé une nappe et pique-niqué sur le sol plastifié des bureaux, sous le regard tantôt médusé, tantôt amusé et complice, des salarié.e.s avec qui nous avons partagé nos rillettes. Bref, nous nous sommes bien amusé.e.s. Nous sommes sortis du bâtiment de notre propre chef et sans encombre avec la police.

Enedis a subi depuis le début de 2019 plusieurs revers judiciaires non négligeables : jugement en faveur de plaignants électro-sensibles à Toulouse le 18 marchez qui le tribunal a interdit la pose de compteurs communicants ; jugement en faveur d’une commune de l’Eure (Romilly-sur-Andelle) ayant pris un arrêté régulant la pose des compteurs Linky (un arrêté comme plus de huit cents autres communes de l’Hexagone en ont pris). Et attendant d’autres revers plus importants encore ?


Dans ce contexte assez porteur, il nous semble très important de multiplier les actions qui mettent la pression sur Enedis, partout où cela est possible : en occupant ses bureaux, en interpellant ses cadres, en appelant ses salariés à la désobéissance.

S’ils vous disent que vous êtes entrés sans leur autorisation, dites-leur que c’est ce qu’ils font dans tant d’immeubles, de jardins, de maisons.

S’ils vous disent que vous n’avez pas le droit d’empêcher le travail, répondez-leur qu’ils n’ont pas le droit de nous empêcher de vivre sans Linky !

Continuons de construire un rapport de forces qui met Enedis en difficulté.

Opposons-nous au déploiement de la 5G, du big data, de tous les
objets connectés et nuisibles qu’on veut nous faire adopter.