Les mensonges d'ENEDIS
Document de 3 pages fourni par ENEDIS intitulé
« La question des ondes et du Courant Porteur en Ligne (CPL) »,
« les normes sanitaires françaises et européennes sont très restrictives concernant l’exposition aux champs électromagnétiques » : FAUX, ces normes sont très laxistes : les seuils étant très élevés. Par ailleurs on ne dispose d’aucune étude scientifique sur des expositions à long terme aux champs électromagnétiques comme celle que représente l’utilisation du CPL.
« le compteur Linky est un équipement électrique basse puissance :ARGUMENT SANS OBJET car ce n’est pas la puissance qui est problématique, c’est la fréquence ;
« le compteur Linky est comparable au compteur électronique » : FAUX, c’est en fait un véritable ordinateur (la directive européenne parle de compteur intelligent) ; pourquoi en changer s’il est semblable au précédent ?
« il s’agit d’un signal de faible énergie » : ARGUMENT SANS OBJET, c’est la fréquence qui est en question ;
« le signal circule dans les câbles du réseau électrique basse tension » : INCOMPLET ET DONC MENSONGER, le CPL fonctionne en fait soit avec des radiofréquences de 63,3 kHz et 74 kHz (compteur de type G1), plus de mille fois supérieures aux basses fréquences de 50 Hz des installations, soit avec des bandes de fréquences comprises entre 35,9 kHz et 90,6 kHz (compteur de type G3) ; « En pratique, le compteur lui-même produit un rayonnement électromagnétique, mais la communication CPL, par le courant qui parcourt les câbles électriques, en amont du compteur vers le concentrateur, et en aval vers les appareils dans le réseau électrique domestique, produit également un champ électromagnétique, à proximité des câbles et des prises. » (rapport ANSES du 15/12/2016, p. 7/17)
« le CPL est utilisé depuis 50 ans par des millions de personnes » : FAUX, quelle ressemblance entre l’ancien signal heure pleine / heure creuse de 175 Hz (bande basse fréquence), délivré deux fois par jour jusqu’au disjoncteur (1/10e de seconde) et le nouveau CPL (bande radiofréquence) entre 35 et 90 kHz qui va parcourir câbles, prises et appareils de nombreuses fois par jour, toutes les deux secondes ?
« le compteur Linky n’utilise pas de transmissions par radiofréquences » : FAUX, entre 10 kHz et 300 gHz, les ondes sont des radiofréquences (http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article38), le CPL transmis par Linky de type G3 va de 35 à 90 kHz ;
« le compteur Linky engendre une exposition très inférieure à celle de la plupart des appareils électroménagers courants » : ARGUMENT FALLACIEUX il est fallacieux, de faire des comparaisons avec les téléviseurs, les lampes et les chargeurs d’ordinateurs qui n’utilisent pas la technologie du CPL. C’est un non-sens scientifique. Il aurait été préférable de s’assurer que les appareils électroménagers et bureautiques ne soient pas perturbés par le CPL du compteur Linky (compatibilité électromagnétique). Par ailleurs l’étude du concentrateur, qui émet des rayonnements de type hyperfréquence de l’ordre de 900 MégaHertz mesurables en volts par mètre, n’a pas été réalisée (CRIIREM) ;
« le niveau d’exposition induit par le compteur Linky est de : 0,1 V/m à 20 cm. » : AFFIRMATION ERRONEE car sans le CPL on doit mesurer le champ d’induction magnétique du compteur fonctionnant en 50 Hertz en microteslas. À 20 centimètres d’un compteur classique, on peut détecter jusqu’à 3 microteslas. La distance de prévention devrait être de 2 mètres pour respecter la valeur de 0,4 microtesla, notée par l’Organisation Mondiale de la Santé comme augmentant les risques de leucémie (CRIIREM).
« dans cette catégorie, on retrouve des produits de la vie courante tels que le café… » : FAUX, le café a été sorti de la liste ; en outre, c’est le fait de boire trop chaud un liquide comme le café qui était incriminé. La catégorie 2B est celle des pesticides et des lignes THT : comme non cancérogènes on fait mieux !
« le compteur Linky n’utilise pas la communication par radio pour communiquer » : vrai en partie dans un premier temps mais doublement FAUX en général pour le futur :
1° « les concentrateurs, situés majoritairement dans le poste de distribution électrique, transmettent des demandes de télé-opérations, interrogent les compteurs, traitent et collectent les informations de consommation qu’ils reçoivent avant de les transmettre au système d’information centralisé via le réseau GPRS (téléphonie mobile) » (rapport ANSES, p. 6/17). Ce qui amènera l’installation à travers toute la France de 740 000 antennes relais qui augmenteront les champs électromagnétiques affectant tous les citoyens français et leurs familles.
2° « l’ajout de fonctionnalités passera à court ou moyen terme par un équipement radio (émetteur radio Linky ou ERL) qui peut être adjoint au compteur Linky. Cet équipement permettra l’envoi périodique de données permettant de fournir l’état de sa consommation électrique ou sa grille tarifaire, en pratique en temps réel. Deux bandes de fréquences sont notamment envisagées pour cet émetteur radioélectrique, une basée sur la bande 868 MHz et une autre à 2,4 GHz. » (rapport ANSES, p. 6/17) Ce seront donc bien des ondes radiofréquences émises cette fois à l’air libre.
« le compteur Linky communique les données de consommation du client uniquement pendant quelques secondes » : FAUX, pour plusieurs raisons. Quand le client non ou mal informé aura donné son consentement à la collecte de ses données de consommation ou « courbe de charge, aussi appelée courbe de puissance ou point 10 minutes, ce fichier rassemblera les données de puissance appelée sur le réseau par lecompteur par palier de 10 minutes. Toutes les dix minutes, le compteur électrique relève et mémorise la puissance appelée sur le réseau, qui est ensuite collectée par télé-relevé par legestionnaire de réseau » (https://entreprises.selectra.info/guide /facture/courbe-charge).
Ainsi, toutes les dix minutes, les installations électriques (non blindées), câbles, prises et appareils seront parcourues par le CPL dont les ondes ont des fréquences 1 000 à 2 000 fois plus élevées que celle de 50 Hz pour laquelle elles sont conçues. C’est ce type d’ondes de radiofréquences qui crée précisément les champs électromagnétiques nocifs pour la santé humaine.
De plus, le compteur « est également sollicité plusieurs fois par jour pour vérifier son bon fonctionnement ou pour d’autres tâches (télé-opération ou fonction de répéteurpar exemple) par le concentrateur. » (rapport ANSES, p. 6/17)
« un compteur conçu pour le consommateur » : FAUX, c’est un compteur conçu par et pour les électriciens comme le déclarait déjà ERDF « Le programme Linky a pour ambition de créer un standard mondial de l’industrie du comptage évolué. Pour y parvenir, ERDF a bâti un système évolutif utilisant des technologies de pointe, capables de gérer de très importants flux de données.
Nous ne sommes encore qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les potentialités de ce compteur : Big Data, usages domotiques, objets connectés... L’installation des compteurs communicants bénéficiera à l’ensemble de la filière électrique.
Le programme Linky est suivi de près par les acteurs majeurs du secteur de l’énergie : fournisseurs, distributeurs, producteurs, équipementiers, startups […] »
http://www.erdf.fr/sites/default/files/DP_Signature-Convention_ERDF-ADEME.pdf , page 6
« réaliser des économies d’énergie en ayant accès à sa consommation » : STUPIDE, comme si on pouvait manger moins de pain en décomptant le nombre de baguettes mangées et en voyant la facture ;
« À lui seul, il est peu probable que le compteur Linky puisse réduire la consommation d'énergie, […] le compteur communicant Linky est une occasion manquée pour apporter les services rendus aux consommateurs (l'affichage déporté n'est proposé gratuitement qu'aux clients en situation de précarité énergétique) et aux producteurs (les possibilités de télégestion de l’installation sont limitées). » (ENERCOOP)
« un compteur écologique » : FAUX, un compteur liberticide qui surveillera les habitudes du consommateur et constituera une violation de la vie privée ;
concernant l’utilisation des données, la CNIL a statué pour une interdiction de l’enregistrement par défaut des courbes de charge et de tension, celui-ci ne pouvant se faire qu’avec l’accord explicite du consommateur. « Cette décision qui rend inexploitable une grande partie des très nombreuses données générées par le compteur Linky oblige en outre le gestionnaire de réseau de distribution à installer ses propres capteurs – avec les coûts afférents qui seront supportés par les consommateurs » (rapport du CLER).
« sans impact sur la facture du client » : FAUX, c’est le contraire qui se produira comme partout dans le monde où de tels compteurs ont été installés. Les premiers utilisateurs niçois en font déjà les frais. Prétendu gratuit, le compteur Linky aura un coût certain pour le consommateur (cf. Patriote Côte d’Azur, n° 134, p. 4).
Selon la CRE (2011), pour qu'il puisse économiser au mieux l'énergie, « le consommateur doit disposer en temps réel de sa consommation en kilowattheures et en euros, voire en contenu de CO2, de la puissance soutirée, de la période tarifaire, ainsi que de fonctions de mémorisation et de comparaison » : autant dire impossible !!!
Le CPL est nocif s’il n’est pas installé avec des câbles électriques anti-rayonnements blindés (WIKIPEDIA)
Pourquoi ENEDIS ne dit-elle pas la vérité si ce n’est dans le but d’abuser les usagers ?