29 août 2021
La revue de presse de l'Observatoire du Nucléaire été 2021
Observatoire du nucléaire - www.observatoire-du-nucleaire.org
Revue de presse – Été 2021 (juin - juillet - août)
A Bure et en Allemagne, des opposants
pourchassés, des libertés confisquées...
« Rendez-moi mon slip ! » : 64 pages sur la répression judiciaire à Bure
Blog des malfaiteurs, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/YQDmFgK
Pour la défense, le procès de Bure profite à « l’État nucléaire »
Dossier complet de Reporterre et Médiapart, juin 2021 : https://cutt.ly/EQDQ8vh
Loïc Schneider, 25 ans, résistant malgré l'acharnement de l'état
Video Blast, 10 août 2021 : https://cutt.ly/bQVm5Uz

Tribunal de Bar-le-Duc - Manifestation de soutien aux 7 opposants à Cigeo (Bure)
Il paraît que, même en ces temps de confinements, de pass prétendu « sanitaire », d'isolement et d'élèves non vaccinés promis à être « évincés » (terme précis employé par le macronien qui occupe le poste de ministre de l’Éducation nationale), nous n'avons pas le droit de parler de dérive vers l'apartheid ou la dictature. Il faudrait donc attendre qu'un régime totalitaire soit entièrement en place pour commencer à le dénoncer… à nos risques et périls ???
Eh bien non ! Certes, nous ne sommes pas - pas encore ! - en dictature, mais la macronie est à l’affût de toutes les opportunités (pandémies, attentats, etc) pour déployer et aggraver les restrictions et suppressions des libertés. Par ailleurs, certains territoires - par exemple, au « hasard », autour de Bure (Meuse) – et certains engagements – au « hasard », contre le nucléaire – sont déjà l'objet de méthodes relevant d'une dictature, ou du moins d'une pré-dictature.
Si vous n'en êtes pas convaincus, et même si vous l'êtes, rendez vous sur le Blog des malfaiteurs, (https://cutt.ly/YQDmFgK) pour constater la gravité de la situation. On lira aussi avec grand intérêt le dossier complet de Reporterre et Médiapart sur le procès des militants anti-Cigeo. Le jugement sera rendu le 21 septembre 2021.
Enfin, voyez la vidéo de Blast, la répression féroce est aussi de mise en Allemagne où le vaillant Loïc a déjà purgé 16 mois de prison ferme et... risque d'y retourner pour 20 mois de plus. Plus que jamais notre droit, et notre devoir, est de résister et de dénoncer les projets nucléaires, les compteurs espions (Linky, Gazpar et cie), les pass prétendus « sanitaires », etc
Eh bien non ! Certes, nous ne sommes pas - pas encore ! - en dictature, mais la macronie est à l’affût de toutes les opportunités (pandémies, attentats, etc) pour déployer et aggraver les restrictions et suppressions des libertés. Par ailleurs, certains territoires - par exemple, au « hasard », autour de Bure (Meuse) – et certains engagements – au « hasard », contre le nucléaire – sont déjà l'objet de méthodes relevant d'une dictature, ou du moins d'une pré-dictature.
Si vous n'en êtes pas convaincus, et même si vous l'êtes, rendez vous sur le Blog des malfaiteurs, (https://cutt.ly/YQDmFgK) pour constater la gravité de la situation. On lira aussi avec grand intérêt le dossier complet de Reporterre et Médiapart sur le procès des militants anti-Cigeo. Le jugement sera rendu le 21 septembre 2021.
Enfin, voyez la vidéo de Blast, la répression féroce est aussi de mise en Allemagne où le vaillant Loïc a déjà purgé 16 mois de prison ferme et... risque d'y retourner pour 20 mois de plus. Plus que jamais notre droit, et notre devoir, est de résister et de dénoncer les projets nucléaires, les compteurs espions (Linky, Gazpar et cie), les pass prétendus « sanitaires », etc
Les centrales nucléaires d'EDF en
Grande-Bretagne vont (très) mal
Grande-Bretagne vont (très) mal
La centrale nucléaire EDF de Dungeness B ne redémarrera plus jamais
Reuters, 7 juin 2021 : https://cutt.ly/gQDEO8D
Vers la fermeture anticipée des centrales EDF de Torness et Heysham 2
AFP, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/nQDRMxb
Reuters, 7 juin 2021 : https://cutt.ly/gQDEO8D
Vers la fermeture anticipée des centrales EDF de Torness et Heysham 2
AFP, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/nQDRMxb

Bonne nouvelle : la centrale nucléaire de Dungeness B ne redémarrera plus jamais
Vous avez peut-être lu ici ou là que les réacteurs français EPR ne sont pas si mauvais puisque les Britanniques nous en ont acheté deux. C'est bien entendu une tromperie : face à l'absence totale de clients, EDF a débloqué la situation avec une « astuce » qui nous coûte et va nous coûter cher pendant des décennies : l'achat au prix fort en 2008 de l'EDF britannique, British Energy, renommé par la suite EDF Energy.
Une fois ce tour de passe-passe réalisé, EDF (canal british) a commandé deux EPR à EDF (canal historique), tout en annonçant que les Britanniques avaient succombé au charme de ce réacteur, mensonge hélas repris tel quel par la majorité des médias.
Pour mémoire, l'achat ruineux de British energy pour environ 15 milliards et celui de 50 % de l'opérateur américain Constallation pour environ 4 milliards ont été réalisés par EDF… juste avant la crise financière qui a vu s'effondrer la valorisation des entreprises. Quant on est con...
Ce qu'il faut bien avoir en tête c'est que, pour pouvoir se commander des EPR par le biais de l'achat de British energy, EDF est au passage devenu propriétaire d'une quinzaine d'antiques réacteurs nucléaires britanniques qui sont maintenus en fonction tant bien que mal à grands frais.
Mais ces réacteurs sont si délabrés qu'EDF est obligée de les fermer les uns après les autres. C'est ainsi que la centrale de Dungeness B, à l'arrêt depuis 2018, ne redémarrera plus jamais. De même, les réacteurs de Torness en Écosse et Heysham 2 en Angleterre fermeront bientôt et non comme prévu en 2030, du fait de l'apparition d'inquiétantes fissures.
De plus, EDF s'attend à ce que de telles fissures apparaissent rapidement dans deux autres vieux réacteurs, Heysham 1 et Hartlepool, qui doivent normalement fermer en 2024. Sous peu, il ne restera plus qu'un réacteur en service en Grande-Bretagne, celui de Sizewell B, le moins délabré car « seulement » en fonction depuis 26 ans.
Même si par extraordinaire EDF parvient à terminer ses deux EPR et à les faire fonctionner (ce qui est encore plus improbable), la part du nucléaire dans l'énergie britannique va s'effondrer. Tant mieux.
Une fois ce tour de passe-passe réalisé, EDF (canal british) a commandé deux EPR à EDF (canal historique), tout en annonçant que les Britanniques avaient succombé au charme de ce réacteur, mensonge hélas repris tel quel par la majorité des médias.
Pour mémoire, l'achat ruineux de British energy pour environ 15 milliards et celui de 50 % de l'opérateur américain Constallation pour environ 4 milliards ont été réalisés par EDF… juste avant la crise financière qui a vu s'effondrer la valorisation des entreprises. Quant on est con...
Ce qu'il faut bien avoir en tête c'est que, pour pouvoir se commander des EPR par le biais de l'achat de British energy, EDF est au passage devenu propriétaire d'une quinzaine d'antiques réacteurs nucléaires britanniques qui sont maintenus en fonction tant bien que mal à grands frais.
Mais ces réacteurs sont si délabrés qu'EDF est obligée de les fermer les uns après les autres. C'est ainsi que la centrale de Dungeness B, à l'arrêt depuis 2018, ne redémarrera plus jamais. De même, les réacteurs de Torness en Écosse et Heysham 2 en Angleterre fermeront bientôt et non comme prévu en 2030, du fait de l'apparition d'inquiétantes fissures.
De plus, EDF s'attend à ce que de telles fissures apparaissent rapidement dans deux autres vieux réacteurs, Heysham 1 et Hartlepool, qui doivent normalement fermer en 2024. Sous peu, il ne restera plus qu'un réacteur en service en Grande-Bretagne, celui de Sizewell B, le moins délabré car « seulement » en fonction depuis 26 ans.
Même si par extraordinaire EDF parvient à terminer ses deux EPR et à les faire fonctionner (ce qui est encore plus improbable), la part du nucléaire dans l'énergie britannique va s'effondrer. Tant mieux.
L'EPR va (très) mal en Chine (aussi) !
Fuite sur l’EPR : billard à trois bandes entre Américains, Chinois et Français
Observatoire du nucléaire, 14/15 juin 2021 : https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI
EPR de Taishan : gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs ou gaz inertes ?
Le Blog de Fukushima, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/sQF1OzG
Nucléaire chinois: la bévue incroyable de Framatome
Le Figaro, 24 juin 2021 : https://cutt.ly/jQFMNfk
« Le rêve chinois d’EDF semble bel et bien terminé »
Le Monde, 6 juillet 2021 : https://cutt.ly/TQF1LSk
Observatoire du nucléaire, 14/15 juin 2021 : https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI
EPR de Taishan : gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs ou gaz inertes ?
Le Blog de Fukushima, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/sQF1OzG
Nucléaire chinois: la bévue incroyable de Framatome
Le Figaro, 24 juin 2021 : https://cutt.ly/jQFMNfk
« Le rêve chinois d’EDF semble bel et bien terminé »
Le Monde, 6 juillet 2021 : https://cutt.ly/TQF1LSk

Alors qu'Areva/Orano et EDF se déconsidèrent depuis 15 ans en essayant vainement de terminer leurs réacteurs EPR respectifs (Finlande et Flamanville), un zeste de crédibilité était maintenu par le fonctionnement correct – c'est du moins ce que l'on nous disait – des deux EPR en fonction à Taïshan (Chine). Et badaboum ! Grosse déprime pour les nucléaristes : même les Chinois rencontre de graves problèmes avec leurs EPR !
Encore a-t-il fallu un incroyable concours de circonstances pour que l'information soit connue, ce qui a amené l'Observatoire du nucléaire à publier deux communiqués... légèrement ironiques (https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI). On lira aussi avec intérêt les explications de Pierre Fetet, dans son remarquable Blog de Fukushima (tenu depuis plus de 10 ans), à propos des gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs et gaz inertes.
Car l'EPR de Taïshan se livre depuis plus de huit mois à quelques chinoiseries gazeuses mais aussi bien fumeuse car, il est nécessaire de toujours le rappeler, la Chine est une terrifiante dictature et, c'est bien connu, les industriels de l'atome adorent ça : pas d'opposants, pas de « transparence »…
Sauf que, cette fois, un énorme pataquès a permis que la vérité a été connue : alors que Chinois et Français étaient parfaitement d'accord pour garder secrètes les difficultés de l'EPR, Framatome France (qui exploite l'EPR avec les Chinois) a demandé de l'aide technique à son bureau américain… lequel s'est empressé d'informer les autorités des USA.
Résultat, un joli scoop mondial lancé par la chaîne CNN, et de toute évidence une fureur irréparable des Chinois à l'encontre des nucléocrates français qui, volontairement ou non, les ont trahis. Mais, surtout, c'est le seul « bon exemple » d'EPR qui est sabordé. Les éventuels acheteurs, s'il en restait encore, se disent forcément « Si même en Chine l'EPR est un flop, oublions ce réacteur... » Tant mieux.
Pour la petite histoire, après avoir tenté de nier la gravité de la situation, les Chinois se sont enfin résolus à stopper l'EPR fin juillet ( https://cutt.ly/pQZGelR ). Nous essaierons de suivre la suite de cette affaire… si la censure nucléaro-chinoise le veut bien !
EPR2 : on ne change pas une équipe qui perd !
EDF engage des centaines de millions dans d’hypothétiques EPR2
Contexte, 24 juin 2021 : https://cutt.ly/9QGbOCJ
EPR2 : le feu rouge de l’institut de sûreté à EDF
Blast, 17 juillet 2021 : https://cutt.ly/GQGctzc
EDF engage des centaines de millions dans d’hypothétiques EPR2
Contexte, 24 juin 2021 : https://cutt.ly/9QGbOCJ
EPR2 : le feu rouge de l’institut de sûreté à EDF
Blast, 17 juillet 2021 : https://cutt.ly/GQGctzc

L'EPR2, aussi bidon que le 1 !
On ne change pas une équipe qui perd ! Totalement déconsidérés par les déboires de l'EPR tant en Finlande qu'à Flamanville et maintenant aussi en Chine, les dirigeants d'EDF veulent construire… des EPR ! Mais attention, c'est juré, il sera tenu compte de tous les problèmes déjà rencontrés de façon à améliorer sensiblement le réacteur qui, du coup, sera nommé l' « EPR2 ».
Dit ainsi, cela paraît assez simple et ça peut redonner de l'espoir aux supporter de l'atome hexagonal. Mais, bien sûr, la réalité n'est absolument pas aussi simple, elle est même extrêmement plus compliquée pour EDF. En effet, il ne suffit pas de modifier les plans de l'EPR et, hop, de lancer de nouveaux chantiers.
Et encore, nous n'abordons pas ici le « détail » que constitue le financement des ces éventuels nouveaux EPR, sachant qu'EDF est dans une situation financière catastrophique et a déjà le plus grand mal à financer le maintien de ses 56 vieux réacteurs en fonction.
En effet, à supposer qu'EDF trouve miraculeusement de l'argent – il est vrai que le dénommé Macron, ennemi de la population et de l'environnement, et de fait ami de l'atome, est toujours prêt à verser des milliards à EDF, sachant que ce n'est pas lui qui paie mais nous, citoyens de France ! - il faut encore régler quelque « petits » problèmes administratifs.
D'ailleurs, à ce jour, le projet EPR2 est bloqué : selon l'excellent Blast, « l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) exige par exemple que le problème des vibrations, qui fragilisent le circuit d’eau primaire, soit réglé. C'est une nouvelle grosse tuile pour EDF qui n'a à ce jour aucune idée pour la résoudre. »
Par ailleurs, il est très possible, voire probable, que les problèmes de fuites rencontrés en Chine se perpétuent dans l'EPR2. D'autre part, jusqu'à preuve du contraire, Orano (ex-Areva) ne sait toujours pas fabriquer une cuve non défectueuse, et EDF ne sait toujours pas réaliser des soudures correctes, etc. Alors, si l'avenir de l'atome hexagonal est vraiment l'EPR2, alors les antinucléaires peuvent d'ores et déjà sortir le champagne !
et EDF époque Lauvergeon/Gadonneix...
Nucléaire : l’Etat aide Areva à solder le passif de l’EPR finlandais
Le Monde, 8 juillet 2021 : https://cutt.ly/HQGWGHG
EDF récupère 750 millions d'euros en cédant ses parts dans CENG
Usine nouvelle, 9 août 2021 : https://cutt.ly/ZQZJrmD
Rappel : EDF devient opérateur nucléaire aux États-Unis
Le Figaro, 8 décembre 2008 : https://cutt.ly/xQZJVx7
Nucléaire : l’Etat aide Areva à solder le passif de l’EPR finlandais
Le Monde, 8 juillet 2021 : https://cutt.ly/HQGWGHG
EDF récupère 750 millions d'euros en cédant ses parts dans CENG
Usine nouvelle, 9 août 2021 : https://cutt.ly/ZQZJrmD
Rappel : EDF devient opérateur nucléaire aux États-Unis
Le Figaro, 8 décembre 2008 : https://cutt.ly/xQZJVx7
Rappelez-vous, au début des années 2000, la majorité des médias célébraient le « grand retour du nucléaire » avec la regrettable Anne Lauvergeon comme grande prêtresse mais aussi le ridicule Pierre Gadonneix en triomphant PDG d'EDF. Ces deux là se bousculaient pour construire des dizaines de réacteurs partout sur Terre et en particulier aux USA.
Pour « amorcer la pompe », Lauvergeon avait bradé un EPR aux Finlandais pour 3 infimes milliards, afin de pouvoir dire au reste du monde : « Vous voyez, on commence à en vendre, alors précipitez vous ! ». Résultat : zéro ! Plus exactement, EDF s'est vendu un EPR (toujours en chantier à Flamanville) et Areva a bradé à 3 milliards aussi deux îlots d'EPR aux Chinois, lesquels se sont occupés de tout le reste. Mais de vrais acheteurs, payant rubis sur l'ongle des EPR à leur prix (même bradé), aucun !
Pour mémoire, ces deux zozos ont mis leurs entreprises respectives en faillite : Lauvergeon a coulé Areva (ce qui est une très bonne chose… sauf qu'il faut combler les milliards ainsi anéantis) et, si EDF a échappé au pire, c'est aussi parce que l’État (c'est à dire nous et nos impôts) est là pour renflouer régulièrement ce bateau ivre.
Aujourd'hui encore, l’État verse près d'un milliard à Areva - qui a encore dû dédommager les Finlandais : 600 millions de plus ! - et qui doit aussi verser 563 millions à EDF dans un jeu de bonneteau dont la seule règle est encore et toujours la même : nous, citoyens de France, payons pour les incompétences et malversations de nos prétendus « grands capitaines d'industrie ». A ce sujet, personne n'a plus la moindre nouvelle des procédures en justice entamées à l'encontre de Lauvergeon, pourtant mise en examen, coupable de diverses affaires puantes dont la gigantesque affaire de corruption « Uramin »...
Cerise sur le gâteau radioactif, 15 ans après ses investissements « triomphants » aux USA, EDF vient de brader pour 885 millions de dollars les parts que nous avions payées 4,5 milliards (oui : milliards !). Toujours prompte à vénérer l'atome, avec un mépris souverain pour l'éthique journalistique, l'Usine nouvelle titre sur l'argent ainsi « récupéré » par EDF, comme s'il s'agissait d'une bonne affaire, en oubliant consciencieusement de rappeler les milliards perdus au passage.
Même tromperie de la part de La Tribune ( https://cutt.ly/VWu6VJc ) qui, à l'époque, avait tant et tant célébré le débarquement d'Areva et EDF aux USA. Tout au plus est-il question de « solder l'aventure américaine », mais sans mention des 4,5 milliards. Enfin, on rira bien en relisant les célébrations du Figaro en 2008 : https://cutt.ly/RWu63f9 et https://cutt.ly/CWiqawE
Nucléaire et politique : Macron est (encore) nul
L'Allemagne et quatre autres pays de l'UE refusent de classer le nucléaire en énergie "verte"
Reuters, 2 juillet 2021 : https://cutt.ly/aQGncjD
Les syndicats français pour le nucléaire dans la taxonomie européenne
CGT, CGC, CFDT, FO, 27 juillet 2021 : https://cutt.ly/xQGTb0z
Le gouvernement français suspend la réforme d’EDF
Montel, 28 juillet 2021 : https://cutt.ly/FQGRMeJ
L'Allemagne et quatre autres pays de l'UE refusent de classer le nucléaire en énergie "verte"
Reuters, 2 juillet 2021 : https://cutt.ly/aQGncjD
Les syndicats français pour le nucléaire dans la taxonomie européenne
CGT, CGC, CFDT, FO, 27 juillet 2021 : https://cutt.ly/xQGTb0z
Le gouvernement français suspend la réforme d’EDF
Montel, 28 juillet 2021 : https://cutt.ly/FQGRMeJ
Macron et EDF, une belle équipe de loosers...
Depuis des années, la majorité des médias français nous assure que le dénommé Macron est un « tacticien exceptionnel », le « nouveau leader de l'Europe », laquelle n'a d'autre choix que de se soumettre à ses volontés. Il ne doit plus rester grand monde pour croire à ces balivernes, et les derniers éblouis – dont bien sûr les adorateurs de l'atome - vont devoir déchanter à leur tour.
En effet, malgré les nombreuses mais vaines manoeuvres du président français, l'Union européenne n'a pas inscrit le nucléaire dans la liste des énergies « propres » à même de sauver le climat. Il s'agit, en langage technocratique, de la "taxonomie de la finance durable" par laquelle Bruxelles veut orienter les capitaux privés vers des activités qui soutiennent les objectifs climatiques de l'UE.
Le nucléaire n'aura - bien heureusement ! - pas droit à cette inscription, au plus grand désappointement, outre bien sûr de Macron et des industriels de l'atome, des directions des syndicats CGT, CGC, CFDT et FO, lesquels ne se sont jamais préoccupés d’environnement mais, subitement, se disent engagés pour le climat… dans le seul but faire le jeu du nucléaire.
Macron échoue aussi totalement dans son projet de démanteler le groupe EDF (ex projet « Hercule ») pour privatiser les filiales rentables - en particulier Enedis - et faire renflouer la filière nucléaire par l'argent public. C'est donc un nouvel échec macronien malgré des mois de manœuvres en coulisse et de deals plus ou moins avouables avec les dits syndicats.
Pour rappel, en 2004, la direction de la CGT avait appelé les salariés à voter oui au référendum interne sur l'ouverture du capital d'EDF (préalable à la privatisation), salariés qui ne s'étaient pas laisser embobiner et avaient rejeté le projet à 55 %... lequel avait été imposé quand même par Sarkozy ! Aujourd'hui, c'est avec Macron que copine la direction de la CGT, toujours pour avantage le nucléaire, mais vainement...
En effet, malgré les nombreuses mais vaines manoeuvres du président français, l'Union européenne n'a pas inscrit le nucléaire dans la liste des énergies « propres » à même de sauver le climat. Il s'agit, en langage technocratique, de la "taxonomie de la finance durable" par laquelle Bruxelles veut orienter les capitaux privés vers des activités qui soutiennent les objectifs climatiques de l'UE.
Le nucléaire n'aura - bien heureusement ! - pas droit à cette inscription, au plus grand désappointement, outre bien sûr de Macron et des industriels de l'atome, des directions des syndicats CGT, CGC, CFDT et FO, lesquels ne se sont jamais préoccupés d’environnement mais, subitement, se disent engagés pour le climat… dans le seul but faire le jeu du nucléaire.
Macron échoue aussi totalement dans son projet de démanteler le groupe EDF (ex projet « Hercule ») pour privatiser les filiales rentables - en particulier Enedis - et faire renflouer la filière nucléaire par l'argent public. C'est donc un nouvel échec macronien malgré des mois de manœuvres en coulisse et de deals plus ou moins avouables avec les dits syndicats.
Pour rappel, en 2004, la direction de la CGT avait appelé les salariés à voter oui au référendum interne sur l'ouverture du capital d'EDF (préalable à la privatisation), salariés qui ne s'étaient pas laisser embobiner et avaient rejeté le projet à 55 %... lequel avait été imposé quand même par Sarkozy ! Aujourd'hui, c'est avec Macron que copine la direction de la CGT, toujours pour avantage le nucléaire, mais vainement...
Les projets nucléaires stupides (pléonasme)
L'Irak veut construire huit réacteurs nucléaires d'ici 2030
AFP, 15 juin 2021 : https://cutt.ly/rQZbFVl
La course aux petits réacteurs nucléaires est lancée
Le Monde, 10 août 2021 : https://cutt.ly/xQZ6jT8
Fusion nucléaire : une « avancée historique » aux USA
Le Monde, 18 août 2021 : https://cutt.ly/eWpaP60
Avec Iter, la fusion nucléaire pour « bientôt »...
Trois articles de Reporterre, 16/17/18 juin 2021 : https://cutt.ly/0QZm2gd
L'Irak veut construire huit réacteurs nucléaires d'ici 2030
AFP, 15 juin 2021 : https://cutt.ly/rQZbFVl
La course aux petits réacteurs nucléaires est lancée
Le Monde, 10 août 2021 : https://cutt.ly/xQZ6jT8
Fusion nucléaire : une « avancée historique » aux USA
Le Monde, 18 août 2021 : https://cutt.ly/eWpaP60
Avec Iter, la fusion nucléaire pour « bientôt »...
Trois articles de Reporterre, 16/17/18 juin 2021 : https://cutt.ly/0QZm2gd
Le seul résultat d'Iter : avoir balafré la Provence...
Engagée dans un déclin irréversible (voir plus bas), l'industrie nucléaire n'en perd pas pour autant ses bons vieux réflexes, à savoir faire des effets d'annonce tonitruants. Ce sont assurément des milliers de nouveaux réacteurs qui ont été annoncés depuis des années un peu partout sur Terre, pour finalement quelques pauvres unités réellement mises en construction.
Ce mois-ci, c'est un obscur nucléocrate de Bagdad qui évoque pas moins de 8 réacteurs à venir en Irak, pays aux finances exsangues et dont la stabilité interne et externe est pour le moins chancelante. Ces réacteurs ne verront jamais le jour mais il faut croire que cela reste toujours valorisant de faire de telles annonces. L'annulation fera l'objet d'un infime communiqué en bas de page dans quelques mois ou années, avant probablement d'autres effets d'annonce aussi ridicules...
Après d'autres médias (cf revue de presse précédente), c'est Le Monde qui s'aventure à annoncer l'avènement des « petits réacteurs modulables » (SMR), après avoir longtemps assuré que l'avenir était aux mastodontes comme l'EPR. De même, Le Monde se laisse aller à annoncer « une « avancée historique » réalisée par un laboratoire américain » vers la maîtrise de la fusion nucléaire.
Nous ne résistons donc pas au plaisir de rappeler au quotidien du soir que, le 12 novembre 1991, il annonçait « Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire » et le 12 décembre 1993 « Les Américains effectuent une percée dans la fusion thermonucléaire ». 30 ans plus tard, toujours les mêmes annonces aussi ridicules que tonitruantes.
Pour ce qui est de faire du vrai journalisme et non du blabla, on se tournera vers Reporterre qui publie un remarquable dossier en trois temps sur Iter et la fusion nucléaire. Pour mémoire, si jamais il est terminé et arrive à fonctionner, Iter n'est pas prévu pour produire de l'électricité mais au contraire en consommer d'immenses quantités, dans le seul but de maintenir un plasma de fusion pendant 400 secondes. Et dire que c'est avec ça que nos « élites » veulent lutter contre le changement climatique...
Ce mois-ci, c'est un obscur nucléocrate de Bagdad qui évoque pas moins de 8 réacteurs à venir en Irak, pays aux finances exsangues et dont la stabilité interne et externe est pour le moins chancelante. Ces réacteurs ne verront jamais le jour mais il faut croire que cela reste toujours valorisant de faire de telles annonces. L'annulation fera l'objet d'un infime communiqué en bas de page dans quelques mois ou années, avant probablement d'autres effets d'annonce aussi ridicules...
Après d'autres médias (cf revue de presse précédente), c'est Le Monde qui s'aventure à annoncer l'avènement des « petits réacteurs modulables » (SMR), après avoir longtemps assuré que l'avenir était aux mastodontes comme l'EPR. De même, Le Monde se laisse aller à annoncer « une « avancée historique » réalisée par un laboratoire américain » vers la maîtrise de la fusion nucléaire.
Nous ne résistons donc pas au plaisir de rappeler au quotidien du soir que, le 12 novembre 1991, il annonçait « Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire » et le 12 décembre 1993 « Les Américains effectuent une percée dans la fusion thermonucléaire ». 30 ans plus tard, toujours les mêmes annonces aussi ridicules que tonitruantes.
Pour ce qui est de faire du vrai journalisme et non du blabla, on se tournera vers Reporterre qui publie un remarquable dossier en trois temps sur Iter et la fusion nucléaire. Pour mémoire, si jamais il est terminé et arrive à fonctionner, Iter n'est pas prévu pour produire de l'électricité mais au contraire en consommer d'immenses quantités, dans le seul but de maintenir un plasma de fusion pendant 400 secondes. Et dire que c'est avec ça que nos « élites » veulent lutter contre le changement climatique...
Le nucléaire en folie…
Belgique : le gouvernement peut-il forcer Engie à prolonger deux réacteurs nucléaires ?
L'Echo (Belgique), 14 août 2021 : https://cutt.ly/6QZYKmp
EDF oublie de remplacer des pièces sur des diesels de secours !
EDF, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/eQZTbV1
La fuite qui a causé l'arrêt de l'EPR chinois se produit aussi en France
Francetv, 3 août 2021 : https://cutt.ly/nQZFHfx
Belgique : le gouvernement peut-il forcer Engie à prolonger deux réacteurs nucléaires ?
L'Echo (Belgique), 14 août 2021 : https://cutt.ly/6QZYKmp
EDF oublie de remplacer des pièces sur des diesels de secours !
EDF, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/eQZTbV1
La fuite qui a causé l'arrêt de l'EPR chinois se produit aussi en France
Francetv, 3 août 2021 : https://cutt.ly/nQZFHfx

Le monde à l'envers : l'opérateur va fermer ses centrales… contre l'avis du gouvernement !
Avec le nucléaire, on n'est jamais à l'abri d'étranges surprises. Ainsi, chez nos amis belges, on assiste à un étonnant rapport de force : malgré des lois qui ont acté de la fin prochaine du nucléaire, le gouvernement actuel voudrait la prolongation de vie de deux réacteurs et c'est opérateur nucléaire, en l'occurrence Engie, qui s'y oppose ! C'est un peu comme si, en France, le gouvernement voulait finalement relancer la centrale de Fessenheim et se heurterait à EDF qui maintiendrait la fermeture.
Il est vrai que, selon Engie, l'échéance imposée par le gouvernement n'est pas tenable. En effet, l'autorité belge de sûreté nucléaire exige que tous les travaux de rénovation pour une prolongation soient prêts d'ici 2025, soit avant une nouvelle période d'exploitation des réacteurs. De son côté, Engie indique qu'il faudra, au mieux, 30 mois pour finaliser les études de conception, lancer des appels d'offres et terminer les travaux d'amélioration nécessaires à une prolongation. De plus, 30 à 36 mois sont nécessaires pour commander le nouveau combustible. La position d'Engie est claire: il est trop tard. Tant mieux !
En France, EDF s'est subitement aperçu d'un « défaut documentaire du programme de maintenance des diesels de secours ». Tout en prétendant qu'il s'agit juste d'un problème administratif, EDF reconnaît que « cette imprécision a conduit au non-respect de la périodicité prescrite pour le remplacement des flexibles du circuit de graissage et/ou d’alimentation en fioul du bloc moteur sur des diesels de secours des sites de Belleville, Flamanville, Nogent-sur-Seine et Paluel.» En résumé, s'il y avait eu un incident grave, le secours n'aurait pu être assuré par les « diesels de secours ». Mieux vaut en rire...
Enfin, on apprend que « le type d'incident qui a conduit à l'arrêt d'un EPR de Taishan en Chine vendredi 30 juillet se produit plusieurs fois par an sur des réacteurs français ». Nous voilà donc rassurés !
Avec le nucléaire, on n'est jamais à l'abri d'étranges surprises. Ainsi, chez nos amis belges, on assiste à un étonnant rapport de force : malgré des lois qui ont acté de la fin prochaine du nucléaire, le gouvernement actuel voudrait la prolongation de vie de deux réacteurs et c'est opérateur nucléaire, en l'occurrence Engie, qui s'y oppose ! C'est un peu comme si, en France, le gouvernement voulait finalement relancer la centrale de Fessenheim et se heurterait à EDF qui maintiendrait la fermeture.
Il est vrai que, selon Engie, l'échéance imposée par le gouvernement n'est pas tenable. En effet, l'autorité belge de sûreté nucléaire exige que tous les travaux de rénovation pour une prolongation soient prêts d'ici 2025, soit avant une nouvelle période d'exploitation des réacteurs. De son côté, Engie indique qu'il faudra, au mieux, 30 mois pour finaliser les études de conception, lancer des appels d'offres et terminer les travaux d'amélioration nécessaires à une prolongation. De plus, 30 à 36 mois sont nécessaires pour commander le nouveau combustible. La position d'Engie est claire: il est trop tard. Tant mieux !
En France, EDF s'est subitement aperçu d'un « défaut documentaire du programme de maintenance des diesels de secours ». Tout en prétendant qu'il s'agit juste d'un problème administratif, EDF reconnaît que « cette imprécision a conduit au non-respect de la périodicité prescrite pour le remplacement des flexibles du circuit de graissage et/ou d’alimentation en fioul du bloc moteur sur des diesels de secours des sites de Belleville, Flamanville, Nogent-sur-Seine et Paluel.» En résumé, s'il y avait eu un incident grave, le secours n'aurait pu être assuré par les « diesels de secours ». Mieux vaut en rire...
Enfin, on apprend que « le type d'incident qui a conduit à l'arrêt d'un EPR de Taishan en Chine vendredi 30 juillet se produit plusieurs fois par an sur des réacteurs français ». Nous voilà donc rassurés !
Démantèlement : n'être ni pressé… ni pauvre !
Un an après l'arrêt, le démantèlement de Fessenheim en bonne voie
AFP, 25 juin 2021 : https://cutt.ly/MQZHiZV
Le démantèlement de la centrale de Brennilis sera achevé en 2040
France bleu, 15 juillet 2021 : https://cutt.ly/nQZEosI
Brennilis. Le coût du démantèlement de la centrale revu à la hausse
France3, 16 juillet 2021 : https://cutt.ly/gQZEvoC
Un an après l'arrêt, le démantèlement de Fessenheim en bonne voie
AFP, 25 juin 2021 : https://cutt.ly/MQZHiZV
Le démantèlement de la centrale de Brennilis sera achevé en 2040
France bleu, 15 juillet 2021 : https://cutt.ly/nQZEosI
Brennilis. Le coût du démantèlement de la centrale revu à la hausse
France3, 16 juillet 2021 : https://cutt.ly/gQZEvoC
Arrêter définitivement un réacteur nucléaire est une (bonne) chose, le démanteler en est une autre. On rira donc bien en lisant le titre de la dépêche AFP, qui semble s'essayer à l'humour : « le démantèlement de la centrale de Fessenheim est en bonne voie ». Pour un peu, on croirait que l'opération touche à sa fin alors que, officiellement, selon EDF, l'arrivée est prévue pour 2040 !
Mais 2040 est déjà la date prévue pour la fin du démantèlement du réacteur de Brennilis, arrêté depuis… 1985 ! Si le timing est respecté, ce qui n'est jamais le cas dans le nucléaire, il aura donc fallu 55 ans pour démanteler ce tout petit réacteur (70MW de puissance).
A titre de comparaison, la centrale de Fessenheim, arrêtéee seulement depuis un an, comprend deux réacteurs de 900 MW chacun, c'est à dire des mastodontes par rapport à Brennilis : il ne serait pas étonnant qu'il faille à nouveau 50 ans ou plus à EDF pour arriver au bout de ce chantier. Alors quand on lit que l'opération est « en bonne voie »...
Et encore, il faut faut aussi évoquer la question financière : dans un rapport paru en 2005, la Cour des comptes faisait état d'un coût de 482 millions d'euros pour le démantèlement de Brennilis, c'est à dire 20 fois plus qu'estimé en 1985. Ce coût serait maintenant estimé à 850 millions d'euros, soit 35 fois ce qu'annonçait EDF au départ !
Alors il y a de quoi être terrifié par le coût à venir du démantèlement des deux réacteurs de Fessenheim… et des 56 autres réacteurs encore en service ! Et ceci sans oublier la dizaine de réacteurs de première génération arrêtés de longue date (à Chinon, Saint-Laurent, Bugey, etc) et qui attendent leur tour. Le nucléaire est une énergie de lâches qui se gavent de leur vivant en léguant leurs excréments radioactifs (et les factures associées) aux générations suivantes...
Nucléaire : le début de la fin...
L'AIEA abaisse son estimation de la part du nucléaire dans la production électrique mondiale
Publication chiffres AIEA, 23 juillet 2021 : https://cutt.ly/2QZRqNG
Production électrique mondiale : pour la première fois, l'éolien et le solaire dépassent le nucléaire
La Tribune, 26 août 2021 : https://cutt.ly/9Wpy7C4

L'AIEA abaisse son estimation de la part du nucléaire dans la production électrique mondiale
Publication chiffres AIEA, 23 juillet 2021 : https://cutt.ly/2QZRqNG
Production électrique mondiale : pour la première fois, l'éolien et le solaire dépassent le nucléaire
La Tribune, 26 août 2021 : https://cutt.ly/9Wpy7C4

Si nous affirmons depuis des années que l'industrie nucléaire est en déclin rapide et irréversible, ce n'est pas par engagement antinucléaire mais juste parce que… c'est la stricte vérité. En 2001, l'atome permettait de produire 17 % de l'électricité mondiale, aujourd'hui c'est tout juste 10 % : ce n'est pas une baisse mais un véritable effondrement.
Cette part s'est stabilisée depuis environ 5 ans mais la chute va désormais reprendre avec les fermetures de plus en plus nombreuses de centrales : en grande majorité, les réacteurs en service sur Terre ont plus de 30 ans, voire 40, et ils vont fermer en masse dans les années à venir.
Tant et si bien que même l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) est amenée à réviser ses prévisions à la baisse. Elle envisage ainsi deux scénarios : un premier qui verrait la consommation mondiale d'énergie baisser et, dans le même temps, de nombreux réacteurs nucléaires être construits : même dans ce cas totalement improbable, la part du nucléaire stagnerait aux alentours de 10 à 11 %.
L'AIEA, dans un moment de lucidité, a aussi publié un scenario bien plus réaliste, avec peu de réacteurs mis en services, qui verrait la part de l'atome tomber à 8,2 % en 2030, à 6,4 % en 2040, et à 5,7 % en 2050. Nous estimons d'ailleurs que c'est bien avant 2050 que l'atome descendra à 5 %, et même en dessous. Avant de se diriger enfin vers le zéro absolu.
Quoi que l'on pense de ces énergies, l'éolien et le solaire (cumulés) ont pour la première fois produit plus que le nucléaire pendant un semestre (début 2021) dans le monde entier : 10,53 % contre 10,05 %. Avec l’hydroélectricité et les autres sources, les renouvelables produisent déjà près de 30 % de l'électricité mondiale (part en augmentation continue) contre 10 % de l'atome (part en déclin irréversible). Les jeux sont faits...
Cette part s'est stabilisée depuis environ 5 ans mais la chute va désormais reprendre avec les fermetures de plus en plus nombreuses de centrales : en grande majorité, les réacteurs en service sur Terre ont plus de 30 ans, voire 40, et ils vont fermer en masse dans les années à venir.
Tant et si bien que même l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) est amenée à réviser ses prévisions à la baisse. Elle envisage ainsi deux scénarios : un premier qui verrait la consommation mondiale d'énergie baisser et, dans le même temps, de nombreux réacteurs nucléaires être construits : même dans ce cas totalement improbable, la part du nucléaire stagnerait aux alentours de 10 à 11 %.
L'AIEA, dans un moment de lucidité, a aussi publié un scenario bien plus réaliste, avec peu de réacteurs mis en services, qui verrait la part de l'atome tomber à 8,2 % en 2030, à 6,4 % en 2040, et à 5,7 % en 2050. Nous estimons d'ailleurs que c'est bien avant 2050 que l'atome descendra à 5 %, et même en dessous. Avant de se diriger enfin vers le zéro absolu.
Quoi que l'on pense de ces énergies, l'éolien et le solaire (cumulés) ont pour la première fois produit plus que le nucléaire pendant un semestre (début 2021) dans le monde entier : 10,53 % contre 10,05 %. Avec l’hydroélectricité et les autres sources, les renouvelables produisent déjà près de 30 % de l'électricité mondiale (part en augmentation continue) contre 10 % de l'atome (part en déclin irréversible). Les jeux sont faits...
C'est le changement climatique qui
s'attaque au nucléaire, non l'inverse !
Les centrales nucléaires face aux risques liés au changement climatique
AFP, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/ZQGSz5u
Quand le changement climatique s'attaque au nucléaire
TheEcologist, 14 juillet 2021 : https://cutt.ly/uQGA1Hx
L’accès à l’eau, un enjeu crucial pour le nucléaire
Reporterre, 6 août 2021 : https://cutt.ly/LQZNRRE
Les centrales nucléaires face aux risques liés au changement climatique
AFP, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/ZQGSz5u
Quand le changement climatique s'attaque au nucléaire
TheEcologist, 14 juillet 2021 : https://cutt.ly/uQGA1Hx
L’accès à l’eau, un enjeu crucial pour le nucléaire
Reporterre, 6 août 2021 : https://cutt.ly/LQZNRRE
Cela fait plus de 20 ans que les nucléocrates tentent d'instrumentaliser la crise climatique pour essayer de sauver leur sale industrie et certainement pas le climat dont ils n'ont en réalité que faire. En son temps, c'est à dire avant de s'échapper en nous laissent des milliards d'euros de dettes, Mme Lauvergeon (Areva) inondait déjà les médias de publicités mensongères sur les prétendues vertus climatiques de l'atome.
Aujourd'hui, les atomistes (comme le saltimbanque Janvovici) tentent encore de tromper l'opinion sur le même thème, mais en réalité, il apparaît désormais clairement que c'est le changement climatique qui s'attaque au nucléaire et non l'inverse !
Même l'AFP, habituel relais discipliné des positions gouvernementales (et donc pronucléaires) , ne peut éviter de traiter le sujet : « Sécheresse, canicules, raz-de-marée... : les centrales nucléaires sont sur la ligne de front du changement climatique ». Mais elle se rattrape aussitôt en assurant que les centrales « doivent s'adapter pour continuer à fonctionner en toute sûreté dans des conditions extrêmes. » Bla bla bla...
On sera bien mieux informé sur cette question brûlante en lisant les dossiers publiés par The Ecologist (en anglais) et par le toujours excellent Reporterre.
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