Merci à JLG pour cette bonne nouvelle. Mais imaginez s'il s'agissait d'individus mal intentionnés...

Thionville 2 000 compteurs Linky déconnectés par des opposants à la réforme des retraites

Par C. F. - 18:43 | mis à jour à 20:20 - Temps de lecture : 2 min

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C’est l’opération coup de poing du week-end. Le syndicat CGT Mines Energie Thionville, soutenu par sa coordination régionale, a décidé de retirer les cartes SIM qui permettent de communiquer les relevés de consommation des compteurs électriques Linky. Plus de 2 000 foyers, répartis sur les secteurs de Thionville, Jœuf et Rehon (près de Longwy), sont concernés. Autrement dit, ces clients-là disposent d’électricité gratuite jusqu’à nouvel ordre.

À l’origine de cette action, on trouve des agents CGT du service public de l’énergie, toujours opposés à la réforme du régime des retraites. Ils demandent le retrait total de la réforme  le maintien de leur statut et de leur régime. Et quitte à rester dans le dur, ils rajoutent une demande de revalorisation des salaires.

L’action de ce 1er février a été décidée en assemblée générale. « Nous reprenons la main sur l’outil de travail afin de contribuer à la défense de l’intérêt général et pour obtenir les moyens nécessaires pour un véritable service public de l’énergie en France », indique la coordination CGT Mines Energie Lorraine. « Nous ne sommes ni des casseurs, ni des nantis mais des lanceurs d’alerte d’un service public qui se meurt », justifie un communiqué diffusé à la presse.

Les cartes SIM contre un rendez-vous

La reconnexion des concentrateurs permettant de transmettre les relevés des compteurs Linky est conditionnée à la reprise du dialogue avec « les employeurs de la branche énergie et le gouvernement ». Les éléments permettant de rétablir les flux de communication seraient alors restitués « en sous-préfecture de Thionville », poursuit le communiqué.

Difficile d’évaluer la portée de ce nouvel épisode. Depuis le début du bras de fer avec le gouvernement, diverses actions s’enchaînent : occupation de locaux dans les usines de production d’électricité, tractage et filtrage aux entrées des sites. À Cattenom, la centrale nucléaire a connu divers épisodes de baisse de charge depuis le 5 décembre en raison d’actions similaires. Le feu de la contestation sociale est loin d’être éteint.