Sénat : mise en place d'un afficheur déporté

 

Une histoire de 272 millions d'euros ...

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Mise en place d'un afficheur déporté

Question écrite n° 10785 de M. Roland Courteau (Aude - SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 - page 3050

M. Roland Courteau attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la mise en place d'un afficheur déporté au profit des personnes précaires, telle que prévue par la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (article L. 124-5 du code de l'énergie).

Il lui indique qu'il s'agit là d'une mesure pédagogique, qui permettrait aux personnes concernées de visualiser en temps réel leurs consommation et leurs dépenses en euros et donc de maîtriser leur consommation et le montant de leur facture.

Il lui fait remarquer que cette mesure qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2018 n'est toujours pas appliquée. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les raisons de ce retard ainsi que les initiatives qu'il entend prendre pour que son application soit effectuée dans les meilleurs délais.

 

Réponse du Ministère de la transition écologique et solidaire

publiée dans le JO Sénat du 27/06/2019 - page 3409

L'article L. 124-5 du code de l'énergie prévoit la mise à disposition gratuite par les fournisseurs d'électricité d'un affichage en temps réel de leurs données de consommations, exprimées en euros, pour les consommateurs bénéficiaires du chèque énergie.

L'article L. 121-8 prévoit par ailleurs que les coûts supportés par les fournisseurs pour cette fourniture sont compensés dans la limite d'un montant unitaire maximal par ménage fixé par un arrêté du ministre chargé de l'énergie.

Les discussions menées avec les fournisseurs ont montré que les coûts du dispositif étaient supérieurs à ceux initialement envisagés. En effet, si la totalité des 4 millions de bénéficiaires initiaux du chèque énergie demandaient à être équipés, le coût global du dispositif pourrait être de l'ordre de 272 millions d'euros.

Par ailleurs, en 2019, le Gouvernement a porté à 5,8 millions le nombre de bénéficiaires du chèque énergie, dans un souci de protection du pouvoir d'achat des plus vulnérables. Cette action en faveur des consommateurs précaires augmente sensiblement le coût du dispositif d'affichage déporté en accroissant le nombre de bénéficiaires à droit constant.

Ceci conduit le Gouvernement à envisager des modes de financement du dispositif de nature extra-budgétaire. L'utilisation pour partie du dispositif des certificats d'économie d'énergie pourrait être envisagée, dans la mesure où le dispositif vise à déclencher une meilleure maîtrise des usages par les consommateurs et des économies d'énergie par ce biais, mais nécessite néanmoins une modification du cadre législatif actuel, des certificats d'énergie ne pouvant être accordés pour des actions mises en œuvre au titre d'obligations législatives ou réglementaires. Le Gouvernement prépare ces évolutions.

Il convient par ailleurs de rappeler que le Gouvernement a mis en place de nombreuses aides pour rendre les logements plus économes en énergie, en particulier à destination des consommateurs les plus vulnérables : crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), TVA réduite pour les travaux d'amélioration de la qualité énergétique, éco-prêt à taux zéro, aides par les entreprises de fourniture d'énergie par les certificats d'économies d'énergie, aides du programme « Habiter mieux » de l'agence nationale de l'habitat, ou encore le chèque énergie.

Chacun peut ainsi trouver l'aide la plus appropriée pour son projet de rénovation énergétique (https://www.economie.gouv.fr/particuliers/aides-renovation-energetique).

Ces actions, en permettant aux consommateurs les plus vulnérables de réduire leur consommation, sont un des leviers essentiels pour combattre la précarité énergétique. De nombreux conseils sont également à disposition sur le site internet FAIRE (www.faire.fr), notamment des guides et informations pratiques.

Le particulier peut trouver de nombreuses informations, quel que soit son projet (amélioration de son habitat actuel, emménagement, agrandissement du logement, aides financières…).

Des conseillers sont également joignables, et des rendez-vous sont possibles partout en France. Enfin, il convient de signaler que le décret du 10 mai 2017 relatif aux modalités de mise à disposition des consommateurs des données de consommations d'électricité et de gaz prévoit que les gestionnaires de réseaux mettent à disposition des consommateurs équipés de compteurs communicants un espace internet dédié présentant leurs données de consommation. Cet espace personnalisé comprend notamment les consommations quotidiennes, mensuelles et annuelles, la courbe de charge, soit l'enregistrement des valeurs moyennes de puissance soutirées mesurées toutes les demi-heures, et la possibilité pour le consommateur de paramétrer et de recevoir des alertes par courrier électronique ou tout autre moyen lorsque le niveau de la consommation dépasse un niveau de référence fixé par le consommateur. De même, le décret du 10 février 2017 relatif aux modalités d'accès par les consommateurs aux données de consommation d'électricité ou de gaz naturel et à la mise à disposition de ces données par les fournisseurs prévoit également la mise à dispositions de ces données sur un espace dédié. L'accès à la courbe de charge par le consommateur à son fournisseur devrait également permettre à ce dernier de matérialiser la courbe de charge en euros.

 

Enregistré à la Présidence du Sénat le 10 juillet 2019

 PROJET DE LOI

ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE

 APRÈS ENGAGEMENT DE LA PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE,

relatif à l’énergie et au climat,...

Vous avez bien lu: il s'agit d'une mesure à portée pédagogique. Autrement dit, si vous n'avez pas d'argent, il faut vous apprendre à faire des économies. Personnellement, je ne vois pas le rapport. Car à l'inverse, si vous avez de l'argent, vous n'avez pas besoin d'apprendre à faire des économies? Non, puisque vous avez de quoi payer !

Bizarre... je croyais que l'énergie est notre ... notre quoi ? Economisons-là... dit la pub.

Bon, on est sauvé, car pour le moment, ça coûterait trop cher. De plus, ce message nous dit que ce n'est pas obligatoire. Ouf ! Vous savez que cet afficheur fonctionne en wifi ? Alors si vous êtes contre le wifi et que vous veillez à votre santé - bien qu'on vous ait imposé sournoisement le Linky -, surtout n'allez pas prendre cet object connecté !