Un article qui fait réfléchir, de notre Lecteur JLG

Notion de service public à géométrie variable au plus haut niveau de l’Etat.

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Canard enchaîné ° 5149 du Mercredi 8 juillet 2019 page 2 rubrique "le bon élève Blanquer".

 Après la polémique ouverte par ses propos sur les correcteurs grévistes du bac qui "ont pris nos jeunes et leurs familles en otages", Macron persiste et signe.

"Blanquer a eu raison d’être intraitable, a-t-il affirmé, lundi devant des conseillers. Quand on est en charge d’un service public, on ne joue jamais contre les citoyens. C’est inadmissible. Le stress des familles et des jeunes était compréhensibles, et la situation inacceptable."

 

Quand on est en charge d’un service public, on ne joue jamais contre les citoyens. *

Retenez bien cette phrase victimes d’Enédis ou citoyens gilets jaunes.

 Les droits des premiers sont piétinés par Enédis et ses poseurs avec des méthodes de voyous en infraction avec de nombreux textes, constitutionnels, code civil, code du commerce, code de la consommation, déclarations diverses des droits de l’homme etc… et même le simple bon sens.

 Les droits des seconds sont niés par des méthodes qui ne respectent ni la démocratie ni les règles déontologiques des services de police pas plus que les règles d’intervention au maintien de l’ordre. Ces situations peu républicaines ajoutées à la surcharge et aux conditions de travail des services de Police et de Gendarmerie ne sont peut-être pas étrangères au malaise de ces services jusqu’à de dramatiques issues.

 Dans un cas comme dans l’autre il y aura des séquelles inoubliables dans la population française sans compter les dégâts personnels et matériels et le stress qu’engendrent ces actes que finalement le Président de la République dénonce en paroles tout en les couvrant dans les faits.

Ceux qui auront lu le parallèle entre "linky et gilets jaunes" constateront que la dichotomie entre les paroles et les actes continue sans complexe.

Les actes ne suivent toujours pas les discours.

 * - Cette maxime du chef de l’état devrait être rappelée aux magistrats du Conseil d’état qui vient de se couvrir d’opprobre en faisant dire aux textes ce qu’ils ne disent pas, par des acrobaties juridiques qui ne les honorent pas.

 JLG.